Introduction :
Dans le domaine de la cryptographie antique, c'est à dire manuelle ou du moins non informatisée, on peut
distinguer deux catégories, les cryptages mono-alphabétiques et les poly-alphabétiques, les deuxièmes offrant
une sécurité bien plus élevée. Le principe de poly-alphabétisme signifie qu'à une lettre du texte clair peuvent
correspondre différentes lettres codées, alors qu'un cryptage, mono-alphabétique substitue toujours une lettre
par une même autre. Dans ce deuxième cas, si on a deviné une partie du message, on peut en déduire une
partie des substitutions, et donc déchiffrer d'autres parties. On peut également repérer quelles lettres du
message codé se répètent très souvent et en déduire qu'elles remplacent des lettres fréquentes (comme le E, le A ou le S).
Le cryptage poly-alphabétique résiste à ce genre d'attaques cryptographiques.
Si vous voulez suivre le cours qui va suivre, je vous conseille de prendre un papier et un crayon, cela vous sera utile.
L'autoclave classique :
En attribuant à chaque lettre le chiffre de sa place dans l'alphabet, il est possible d'effectuer plusieurs opérations pour brouiller le message.
Tout d'abord, il faut définir une lettre de référence, usuellement appelé clé, ne faisant qu'un seul caractère, qui
servira à créer un décalage entre les lettres. Pour clarifier les explications, voici un petit schéma :
Tout d'abord, pour avoir un repère et ne pas avoir à compter à chaque fois, voici l'alphabet :
Nous allons coder "mohman".
Ici, il s'agit d'un autoclave inverse. En effet, chaque lettre sera codée avec celle qui se trouve en dessous dans
le tableau, et il s'agit de celle qui la précède dans la phrase en clair. On ajoute à chaque lettre claire la valeur de
celle du dessous qui se retrouve retransposée en une autre lettre. Si la somme des deux lettres dépasse le
nombre de
lettre dans l'alphabet, on retourne au début de l'alphabet. Voici donc comment sera codé ce message :